Edito Avril 2022 : Présidentielle 2022, qui pour diriger la France ?

Dans mon édito de février je vous redisais que prendre part au combat politique c’est exercer la plus haute forme de la charité. Dans mon édito de mars, j’appelais de mes vœux la formation des consciences en vue d’un discernement clair et objectif dans le contexte des élections, à la lumière des principes non négociables et de la miséricorde. 

Nous voici en avril, les dimanches 10 et 24 nous sommes appelés aux urnes pour élire le Président de la République. Notre responsabilité personnelle et collective est grande, à l’instar des enjeux de cette présidentielle. 

La question qui s’impose à nous est double : 

  1. Quelle société voulons-nous pour demain ? 
  2. Qui voulons-nous pour incarner la France et préparer cette société de demain ? 

La réflexion sur la société nous l’avons depuis de nombreuses années et nous prenons comme socle de notre réflexion la Doctrine Sociale de l’Eglise. Nous pouvons ainsi nous retrouver sur les principes fondamentaux de la vie de la cité, même si nos histoires personnelles nous feront choisir tel ou tel mode de réalisation. 

La réflexion sur la personne qui incarnera la France et impulsera la dynamique de création de cette société est plus problématique. 

A ce jour, aucun des 12 candidats n’est 100% compatible avec la Doctrine Sociale de l’Eglise, notamment au regard des principes non négociables. 

Pour autant devons-nous nous désintéresser de cette élection ? 

Un jour une personne très croyante me disait : « Je ne peux pas voter pour untel car il n’a pas l’Esprit Saint ». 

Est-ce que l’on demande à un Président de la République d’avoir l’Esprit Saint avec lui ? 

S’il est évident que dans notre perspective catholique nous nous devons de le souhaiter, la République est ainsi faite que ce sujet ne peut être notre seule boussole au moment du vote. 

Aujourd’hui, l’enjeu est de pouvoir répondre aux grands défis de la France ! 

Chacun des 12 candidats à cette élection a partagé sa vision sur les grands défis qu’il voit pour la France. En dépit de cette campagne étrange que nous vivons, ces enjeux ont été présentés avec plus ou moins de talents, plus ou moins d’ardeur par les candidats et les réponses apportés sont diverses.

L’enseignement de l’Eglise met à notre disposition une formidable bibliothèque d’outils pour discerner. A nous de savoir les utiliser et de réfléchir en conscience sur les programmes des candidats, tout en refusant les raccourcis médiatiques. 

De notre côté, exerçons la Charité ! Prenons par au combat politique en votant, en nous engageant et en priant !

L’engagement peut se faire au sein d’un parti politique, au sein d’associations, dans l’éducation, dans l’entreprise, mais sans cesse cet engagement doit servir le bien commun.

L’heure est à l’action, au fait de sortir de notre confort et de passer au combat contre les idéologies du mal, la dictature du relativisme et la colonisation idéologique. 

Le combat est aussi et surtout d’ordre spirituel. Saint Jean-Paul II nous l’a montré en luttant aussi par la prière contre le communisme et comme le dit Dom Chautard dans son ouvrage : « L’âme de tout apostolat » : « la vie active doit procéder de la vie contemplative, la traduire et la continuer au dehors en s’en détachant le moins possible. » 

Frantz Toussaint

Président de la Fédération des AFC du Morbihan Administrateur de l’AFC du Pays de Vannes